TÊTE DE VEAU PLAT RÉPUBLICAIN

Le 21 janvier 1793, quatre mois, jour pour jour après la proclamation de la 1ère République, Louis XVI était guillotiné, faisant disparaître le symbole vivant de la royauté.

 

Très vite, le pamphlétaire Romeau dans son opuscule « La Tête et l’Oreille » (de cochon bien sûr) projeta, dès le 21 janvier 1794, l’organisation de banquets républicains pour commémorer la fin de la monarchie de droit divin, génératrice d’injustices et d’oppressions en tous genres. Il suggéra que le plat principal du menu soit concocté à base d’oreilles et de têtes de cochons.

Des banquets commémoratifs se déroulèrent désormais chaque année, dès le 21 janvier 1794 et tout au long de la première partie du XIXème siècle, avec au menu comme plat de résistance : la tête de cochon farci.

Ces banquets républicains annuels rencontrèrent un vif succès. Ils devinrent le motif et le support de rassemblements commémoratifs, mais aussi ceux de réunions fraternelles, amicales, conviviales, publiques et politiques. La Campagne des Banquets de 1847 mobilisa plus de 20 000 convives à Paris, dans les villes du Nord et de l’Est. Elle fut, en 1848, à l’origine de la chute de la Monarchie de Juillet du roi Louis-Philippe qui venait de les interdire.
La proclamation de la Seconde République, à la suite de cet événement, permit au banquet républicain d’être reconnu et de devenir un moyen de mobilisation politique. La tête de cochon farci fut alors abandonnée au menu des banquets et remplacée par la tête de veau.

Ainsi, pour commémorer la Révolution de 1789, nous sommes passés comme plat de résistance de la tête de cochon farci à la tête de veau… Ce plat emblématique nous sert pour vivre et partager entre nous les valeurs républicaines et mener le combat contre la malbouffe.

Alain DEGORCEIX
Grand Maitre de la Confrérie Rochelaise de la Tête de Veau

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