TOMATE de MARMANDE

Un peu après l’arrivée du train dans la deuxième moitié du XIXe siècle, arrive en effet de son côté le phylloxera, en 1863. Il ravage une économie locale qui repose sur le vin et signe un des plus grands désastres qu’a connu le vignoble.

C’est après 1880 que les campagnes autour de Marmande vont découvrir leur fonction maraichère. Suite à cette crise et à la faveur des premiers comices agricoles, les puissants mandataires de Bordeaux encouragent la culture de la « pomme d’amour » – appelée aussi la « pomme d’or » – pour fournir les halles de Paris ou de Londres. La tomate se développe alors dans la riche plaine de la Garonne, du côté de Tonneins et de Marmande.

La ville de Marmande se spécialisera dans la culture de la tomate. Elle est honorée le temps d’un week-end et comme chaque année, la ville fête son histoire, son goût et l’avenir de la tomate.

Marmande est LE bassin de production de la tomate en Nouvelle-Aquitaine. La terre y est riche. Le fruit y puise toute sa saveur et sa fraîcheur.

Il existe de nombreux producteurs artisanaux de tomates de Marmande, dont le Grand Maitre de la Confrérie des Chevaliers de la Pomme d’amour. « Pomme d’amour », c’est ainsi qu’on appelait la tomate au Moyen-Âge.

Le succès est immédiat. Marmande et ses alentours se couvrent de pieds de tomates « Merveille des Marchés » ou « Pondorosa ». Selon les travaux du chercheur local André Silvestro, c’est un horticulteur marmandais, Pierre Gautriaud, qui a l’idée de percher les pieds tomates sur un tuteur. La production s’en trouve plus abondante et la tomate de qualité supérieure. Le fruit s’impose comme le meilleur des légumes… La consommation par habitant de l’Hexagone est de 14 kilos par an. Ce qui fait de la tomate le produit chouchou des Français après la pomme de terre. 

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